Fête des mères, fête des pères : et si l’entreprise s’en emparait vraiment ?
Il y a des dates dans le calendrier qui ne sont pas que des occasions de vendre des fleurs ou des cravates. La fête des mères et la fête des pères sont, au fond, une invitation à s’arrêter — à reconnaître ce que les autres font pour nous, silencieusement, au quotidien. En entreprise, cette invitation mérite d’être entendue.
Car si ces fêtes appartiennent d’abord à la sphère privée, elles traversent inévitablement les portes des bureaux. Vos collaborateurs arrivent ce matin-là avec un peu plus de tendresse dans les yeux, ou un peu plus de fatigue aussi. Ignorer ce passage, c’est rater une occasion rare de reconnaître non pas la performance, mais la personne.
Points clés
- En 2025, selon une étude Gallup, seuls 8 % des salariés français se déclarent engagés dans leur travail, plaçant la France à la 36e place sur 38 en Europe. La reconnaissance n’est plus un luxe, c’est une urgence.
- Selon une enquête de Harvard Business Review, 80 % des employés se disent plus motivés à rester dans une entreprise où ils se sentent valorisés.
- 78 % des Français estiment que la fête des mères devrait célébrer tous les types de maternité : une invitation à une reconnaissance inclusive.
- À partir de 2026, les chèques cadeaux sont exonérés de cotisations sociales jusqu’à 200 € par salarié, par an et par événement URSSAF, fête des mères et fête des pères incluses.
Pourquoi ces fêtes parlent aussi à l’entreprise
Chaque année, le dernier dimanche de mai et le troisième dimanche de juin reviennent, ponctuels et discrets. Pour des millions de salariés français, ces journées portent quelque chose, une pensée pour leurs parents, une fierté d’être parent eux-mêmes, parfois une absence qui pèse.
Ce que vit un collaborateur en dehors du travail n’est jamais totalement absent de son bureau. En 2025, les entreprises les plus avancées reconnaissent que la vie familiale n’est pas séparable de la vie professionnelle — et qu’ignorer l’une ou l’autre revient à ignorer la personne entière.
Prendre acte de la fête des mères ou des pères, c’est donc bien plus qu’un geste de communication interne. C’est dire : je vois que tu es aussi quelqu’un au-delà de ton poste.
D’après une étude Kantar, la fête des mères et celle des pères représentent la troisième occasion d’offrir des cadeaux en France, derrière Noël et les anniversaires. Ces fêtes ont une résonance réelle, concrète, dans la vie des gens — et cette résonance peut aussi prendre sens dans le monde du travail.
Ce que disent les chiffres sur la reconnaissance en France
Le tableau de l’engagement en France est préoccupant. En France, seuls 41 % des salariés se déclarent épanouis dans leur vie — un niveau inférieur à la moyenne européenne de 47 %. TalenCo Les données recueillies par Top Employers Institute en 2025 identifient trois axes sur lesquels les politiques RH se concentrent désormais : la flexibilité, le bien-être et la reconnaissance.
La reconnaissance est justement le parent pauvre. Près de 4 salariés sur 10 ne se sentent pas reconnus dans leur travail, selon les études récentes. Un chiffre qui devrait alerter davantage qu’il ne le fait.
Ce désengagement n’est pas une fatalité. Une étude du Cicero Group montre que la reconnaissance peut augmenter la productivité jusqu’à 20 %, et que les employés qui se sentent valorisés sont deux fois plus susceptibles de rester dans leur entreprise pendant cinq ans ou plus.
La fête des mères et la fête des pères ne vont pas, à elles seules, résoudre la crise de l’engagement. Mais elles peuvent en être un antidote ponctuel — à condition d’être vécues comme un geste sincère, et non comme une case cochée.
De la symbolique au concret : comment agir avec justesse
La tentation est grande de faire vite : un email collectif, une jolie carte numérique, et affaire classée. Mais ce qui touche vraiment, c’est ce qui montre qu’on a pris le temps.
Voici quelques pistes pour que le geste soit à la hauteur de l’intention.
Nommer, pas seulement distribuer. Un message personnel, même court, vaut infiniment plus qu’une communication standardisée. Mentionner quelque chose de précis — un projet mené, une énergie particulière — transforme un cadeau en reconnaissance.
Être inclusif dans sa définition de la parentalité. 78 % des Français estiment que la fête des mères devrait s’ouvrir à toutes les formes de maternité — mères de cœur, parcours d’adoption, PMA. Familles recomposées, parents seuls, configurations plurielles : la parentalité d’aujourd’hui est multiple, et vos gestes peuvent le refléter.
Ne pas oublier ceux qui ne sont pas parents. Un geste universel de reconnaissance comme remercier chaque collaborateur pour ce qu’il apporte peut accompagner un geste plus ciblé, sans exclure personne.
Choisir le bon moment. Quelques jours avant la date, pas après. Le timing envoie un message sur le soin apporté à l’intention.
Ce que permettent les titres cadeaux — et ce qu’ils signifient vraiment
Les titres cadeaux ne sont pas un raccourci pour éviter de penser. Utilisés à bon escient, ils sont une forme de liberté offerte : celle de choisir soi-même ce qui fait plaisir, sans que l’employeur présuppose des goûts ou des besoins.
La fête des mères et la fête des pères figurent explicitement parmi les 11 événements URSSAF pour lesquels les chèques cadeaux bénéficient d’une exonération de cotisations sociales. Pouvoir plus Depuis le 1er janvier 2026, ce plafond est fixé à 200 € par salarié, par an et par événement, un montant légèrement relevé par rapport aux années précédentes.
Ce cadre fiscal n’est pas anodin. Il dit quelque chose d’important : la société reconnaît elle-même que ces moments méritent d’être soutenus, y compris par un avantage concret.
Pour les entreprises, l’intérêt pratique est réel : simplicité de gestion, large choix d’enseignes pour les bénéficiaires, possibilité de dématérialisation totale. Mais ce qui compte en dernier lieu, c’est ce que le collaborateur reçoit — pas seulement la carte, mais le message qu’elle porte.
Des solutions comme Pluxee Cadeaux permettent d’organiser cette démarche facilement, tout en laissant à chaque collaborateur la liberté de profiter du cadeau à sa façon.
FAQ Fête des mères et fête des pères
Les titres cadeaux de la fête des mères et des pères sont-ils soumis à cotisations ?
Non, dans la limite de 200 € par salarié, par an et par événement à partir de 2026, les chèques cadeaux attribués à ces occasions sont exonérés de cotisations sociales, conformément aux règles URSSAF.
Faut-il être parent pour en bénéficier ?
Dans le cadre strict de l’exonération URSSAF, le dispositif cible les salariés concernés par l’événement. Mais rien n’empêche l’employeur d’élargir le geste à l’ensemble de l’équipe sous une autre forme, pour une reconnaissance plus inclusive.
Et si certains collaborateurs traversent des situations familiales difficiles ?
C’est précisément pourquoi le soin apporté au message compte autant que le cadeau lui-même. Un mot bienveillant, une attention à la diversité des situations, peuvent transformer un geste ordinaire en attention véritablement mémorable.
Comment éviter que ce geste devienne mécanique année après année ?
En le couplant à une intention claire et renouvelée : pas « nous fêtons le 29 mai », mais « nous prenons le temps de vous voir, vous, au-delà de votre fiche de poste. »
Conclusion
La fête des mères et la fête des pères ont ceci de beau qu’elles nous rappellent que derrière chaque collaborateur, il y a une histoire, une famille, des liens. En entreprise, s’en souvenir et le montrer n’est pas un détail de management. C’est une façon de construire, pierre après pierre, une culture où les gens ont envie de rester, d’agir, de donner le meilleur d’eux-mêmes.
Ce n’est pas le montant du cadeau qui crée cet effet. C’est la sincérité du geste.

